Avant qu’on ne les oublie...
Et pour un gouvernement resserré (comme on nous l’avait promis), je trouve qu’il y a bien du monde...
Communiqué de la Présidence de la République annonçant la composition du gouvernement.
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le mardi 19 juin 2007
Communiqué
Conformément à l’article 8 de la Constitution, le Président de la République a nommé, sur la proposition du Premier ministre :
M. Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables
À l’orée des années 1980, nommé avocat au barreau de Paris, il fonde un cabinet, d’abord spécialisé dans l’entreprise en difficulté puis dans la transmission, l’implantation d’entreprises, le marché financier, les fusions et acquisitions. S’entourant de jeunes ingénieurs, Jean-Louis Borloo se positionne alors comme l’un des conseils externes les plus recherchés par les grandes entreprises, et est classé par Forbes parmi les avocats les mieux payés au monde2. Il est ainsi l’avocat d’affaires de Bernard Tapie.
Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales
Diplômée d’études supérieures de droit privé de sciences politiques et d’histoire du droit, elle est également docteure en droit et docteure en sciences politiques. Titulaire du CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), du Certificat de droit et d’économie des pays d’Afrique et d’une maîtrise d’ethnologie, Michèle Alliot-Marie est lauréate de la faculté de droit et de sciences économiques de Paris.
Avant de donner à sa carrière professionnelle une orientation politique, Michèle Alliot-Marie exerce les fonctions d’avocate, puis de maître de conférences à l’Université de Paris I et de directrice de l’UFR de sciences politiques, direction qu’elle quittera pour fonction élective.
M. Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères et européennes
En mai 1968, il est l’animateur du comité de grève de la faculté de médecine de Paris. Il part ensuite au Biafra avec le Secours médical français (SMF) qu’il contribue à transformer en Médecins sans frontières (MSF), en 1971. Après avoir participé avec Emmanuel d’Astier à la création du journal l’Événement, il collabore régulièrement avec le magazine Actuel tout au long des années 70. En 1979, il entre en conflit à la tête de l’organisation humanitaire avec Claude Malhuret et quitte définitivement MSF pour fonder Médecins du monde2. Il met ses pas dans ceux des grands reporters, et s’affiche de plus en plus dans les médias, notamment aux journaux télévisés, ce qui lui vaut de nombreuses critiques, notamment après ses interventions humanitaires en Somalie (décembre 1992). Il est certainement un des french doctors les plus célèbres, en raison de ses engagements humanitaires et sa forte présence médiatique.
Il a mené campagne dans les institutions internationales pour la reconnaissance du droit d’ingérence, notion développée à l’origine par Jean-François Revel. Il entre au gouvernement français comme secrétaire d’État en 1988, puis ministre de la Santé et de l’Action humanitaire (1992-93).
Mme Christine LAGARDE, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi
Après son baccalauréat obtenu en 1974, elle obtient une bourse et décide de partir une première fois pour un an aux États-Unis. Elle y suit des cours et effectue un stage au Capitole en tant qu’assistante parlementaire du député républicain du Maine, William S. Cohen, qui deviendra ensuite secrétaire à la Défense de Bill Clinton3.
De retour en France, elle obtient une maîtrise d’anglais avant d’intégrer l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence puis l’Institut d’études politiques de Paris. Elle obtient également un diplôme d’études supérieures spécialisées de droit social (Université Paris X). Elle est aussi diplômée de la Holton Arms School à Bethesda (États-Unis). À deux reprises, elle tente sans succès d’intégrer l’École nationale d’administration. Elle avouera plus tard que cet échec lui a permis de rester indépendante et de réaliser toute sa carrière dans le droit2. Elle a enseigné le droit à l’université Paris X et est avocate à la Cour d’appel de Paris.
M. Brice HORTEFEUX, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement
Fils d’un banquier de Neuilly-sur-Seine, et d’une professeur d’histoire-géographie ayant créé le centre “retravailler” à Clermont-Ferrand, il obtient sa licence de droit privé en 1982, sa maîtrise en droit public en 1984, puis est élève à l’Institut d’études politiques de Paris, dont il sort sans diplôme en 1986 suite à son succès au concours externe d’Administrateur territorial.
Mme Rachida DATI, garde des sceaux, ministre de la justice
Elle suit un parcours universitaire pour obtenir une maîtrise de sciences économiques et une autre en droit public, un MBA (financé par Matra, avec l’appui de Jean-Luc Lagardère).
En 1987, elle devient chargée d’étude auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon4, tout en poursuivant des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l’audit de Matra communication, puis en 1993 passe un an à Londres, auprès de Jacques Attali à la BERD5, toujours dans l’audit. En 1994, elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d’études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis de 1995 à 1997 conseillère technique à la direction juridique du ministère de l’Éducation nationale2.
Sur les conseils de Simone Veil, elle entre à l’école nationale de la magistrature, admise sur titre (art.18-1 et 18-2 du statut de la magistrature) sans passer le concours d’entrée, où elle étudie de 1997 à 1999. Elle est auditrice de justice au tribunal de grande instance de Bobigny puis occupe le siège de juge commissaire aux procédures collectives au tribunal de grande instance de Péronne et enfin est nommée substitut du procureur au tribunal d’Évry1.
M. Michel BARNIER, ministre de l’agriculture et de la pêche
Militant dès l’âge de 14 ans dans le mouvement gaulliste, il est diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris en 1972. Il consacre ensuite la quasi-totalité de sa carrière à la politique, d’abord en Savoie, puis au niveau national et européen.
M. Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
Né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne (Marne), Xavier Bertrand est le fils de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire, et de Madeleine Bedin, employée de banque.
Xavier Bertrand effectue ses études universitaires à l’unité de formation et de recherche de Reims, où il obtient une maîtrise de droit public, puis un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) d’administration locale.
Agent d’assurance de profession, Xavier Bertrand s’est marié le 11 juillet 1998 à Emmanuelle Gontier, conseillère en ressources humaines. Il est le père de 3 enfants dont 2 jumeaux.
M. Xavier DARCOS, ministre de l’éducation nationale
Après ses études au lycée de Périgueux et à l’université de Bordeaux, il devient professeur agrégé de lettres modernes et obtient ensuite son doctorat de troisième cycle en lettres et sciences humaines.
Il enseigne à Périgueux dès 1968, puis devient professeur de khâgne au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux (1982-1987) et au lycée Louis-le-Grand à Paris (1987-1992).
Il est, en 1992, inspecteur général de l’Éducation nationale et, de 1994 à 1995, directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, conseiller pour l’éducation et la culture d’Alain Juppé Premier ministre de 1995 à 1997, doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale de 1995 à 1998, enfin, professeur de littérature comparée à l’université Sorbonne de 1996 à 19992.
Mme Valérie PECRESSE, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche
Valérie Pécresse est la fille de Dominique Roux, président de Bolloré Télécom. Mariée depuis le 6 août 1994 à Jérôme Pecresse, directeur général adjoint d’Imerys (numéro un mondial des minéraux de spécialité), elle est mère d’une fille et de deux garçons.
Valérie Pécresse a étudié au collège Sainte Marie de Neuilly-sur-Seine puis au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles. Bachelière à 16 ans1, elle est diplômée d’HEC et énarque (promotion Condorcet, 1990-92). Elle a été auditrice au Conseil d’État de 1992 à 1998. Elle est en parallèle commissaire du gouvernement auprès de l’assemblée du contentieux du Conseil d’Etat et Secrétaire général du Conseil supérieur de l’agence France Presse (AFP) (1995-98). Alors que Lionel Jospin lui propose de rejoindre son équipe, elle préfère se tourner vers Jacques Chirac et est alors nommée conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française. De 1992 à 1998, elle a enseigné le droit constitutionnel à l’institut d’études politiques de Paris.
M. Hervé MORIN, ministre de la défense
Hervé Morin, né le 17 août 1961 à Pont-Audemer (Eure), est un homme politique français, ministre de la Défense du gouvernement Fillon depuis le 18 mai 2007. Il a été élu député le 10 juin 2007.
Il est marié à l’avocate Catherine Broussot (Morin) avec qui il a eu des jumeaux.
Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Fille de Jean Narquin et d’Yvette Le Dû, elle est docteur en pharmacie. Elle a repris, en 1988, le siège de député de son père Jean Narquin, résistant et député gaulliste, et s’est ensuite consacrée à la politique, d’abord au sein du RPR, puis de l’UMP.
Elle est également mère d’un enfant, Pierre, né de son mariage avec Jacques Bachelot..
Mme Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville
Christine, Marcelle, Valérie, Cécile, Marie Boutin1, née Martin, est la fille de Xavier Martin, journaliste, et de Bernadette Durand, femme au foyer. Ancienne journaliste de profession, Christine Boutin est mariée à Louis Boutin, informaticien, et mère de trois enfants : Loïc, Armelle et Pierre-Yves.
En 1995, Christine Boutin est nommée consulteur du Conseil pontifical pour la famille au Vatican.
Mme Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication
Christine Albanel suit des études de lettres et obtient l’agrégation. Elle n’enseigne cependant qu’un an dans le secondaire, à Luzarches en 1982, après avoir été chargée de mission au secrétariat général de l’Élysée de 1979 à 1981.
Elle abandonne l’enseignement dès 1982 pour entamer une carrière administrative qui se situe dans l’orbite de Jacques Chirac. Chargée de mission auprès du directeur général de l’information et de la communication de la Ville de Paris (1982-1986), elle rejoint le cabinet de Jacques Chirac quand il est nommé premier ministre en 1986.
En 1988, Christine Albanel retrouve la mairie de Paris, où elle est nommée directrice adjointe du cabinet du maire. Son mentor ayant été élu à l’Élysée, elle y devient conseiller pour l’éducation et la culture et est nommée conseiller d’État en 2000.
Elle a, par ailleurs, été élue conseillère régionale RPR puis UMP d’Ile-de-France de 1986 à 1992 et de 1998 à 2004.
M. Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Il est un ancien élève d’HEC Paris et de l’Institut d’études politiques de Paris.
Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 4e circonscription de l’Oise. Il fait partie du groupe UMP, parti dont il est le trésorier.
Éric Woerth est le fondateur et premier président du club de la boussole, qui regroupe trente-huit députés UMP “réformistes” ayant juré fidélité au Président de la République Jacques Chirac et au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Ancien directeur financier et administratif du RPR à partir de 1993 et ancien conseiller parlementaire à Matignon d’Alain Juppé après 1995, il est réputé proche de l’ancien Premier ministre.
M. Roger KAROUTCHI, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
Roger Karoutchi est un homme politique Français d’origine marocaine, né à Casablanca le 26 août 1951. Il est depuis le 18 mai 2007 Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement auprès du Premier ministre du gouvernement Fillon.
Il fait partie des megorashim (juifs sépharades expulsés d’Espagne en 1492). Après un début politique dans la future UMP de Nanterre, il est surtout connu pour avoir été vice-président du Conseil régional d’Île-de-France (1994-1998) et sénateur des Hauts-de-Seine. Il est actuellement Président du groupe UMP au Conseil régional et Vice-Président du Groupe UMP du Sénat. Il est toujours inspecteur général de l’Education Nationale et candidat annoncé à Nanterre aux élections municipales de 2008.
Gaulliste et longtemps proche de Philippe Séguin (il a été son Chef de cabinet au Ministère des Affaires sociales, de 1986 à 1988, et à la présidence de l’Assemblée nationale, de 1993 à 1997), incarnant l’aile sociale au RPR, il se rapproche ensuite de Nicolas Sarkozy comme la plupart des élus de droite des Hauts-de-Seine, notamment après son élection à la tête du conseil général du département.
M. Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes
Jean-Pierre Jouyet, né le 13 février 1954 à Montreuil sous Bois, est un haut fonctionnaire et un homme politique français.
Diplômé d’études approfondies de droit public et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il est un ancien élève de l’ENA, promotion Voltaire (1980) avant d’entrer à l’Inspection générale des Finances.
Il occupe diverses fonctions au sein du ministère des Finances avant de prendre, de 1988 à 1991, la direction du cabinet de Roger Fauroux, ministre de l’Industrie et de l’Aménagement du territoire. Il devient ensuite directeur-adjoint, puis directeur du cabinet de Jacques Delors, président de la Commission européenne.
De 1997 et 2000, il est directeur-adjoint du cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre. Il occupe ensuite le poste de Directeur du Trésor de 2001 à 2005, avant d’être nommé chef du Service de l’Inspection Générale Des Finances.
Proche de ses anciens collègues de la promotion Voltaire Ségolène Royal et François Hollande, il est l’un des signataires, sous le pseudonyme de Gracques, d’un appel à une alliance PS-UDF pendant la campagne présidentielle de 2007
M. Laurent WAUQUIEZ, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement
En 1994, il intègre l’École normale supérieure (14e sur 74). Il commence des études d’histoire et rédige un mémoire de maîtrise portant sur Le flambeau des Mille et une nuits et l’Orient des Lumières, 1704-1798 sous la direction de Daniel Rivet de l’université Paris I. Il parle l’arabe, appris lors d’un long séjour au Caire. Simultanément, il entre à l’Institut d’études politiques de Paris, passe l’agrégation d’histoire et un Diplôme d’études approfondies (DEA) de droit public. Il entre ensuite à l’École nationale d’administration (promotion Mandela). Il est surnommé le “surdiplômé de l’UMP”.
À sa sortie de l’ENA en mars 2001 comme major de promo, Laurent Wauquiez est nommé « auditeur de 2e classe » (décret en date du 27 avril 2001) puis « rapporteurs près la commission spéciale de cassation des pensions » (arrêté du garde des sceaux du 26 juillet 2001) puis « auditeur de 1re classe » (par un décret du 25 septembre 2002) Maître des requêtes (deuxième tour intérieur) (par décret du 26 mars 2004), le tout au Conseil d’État.
M. Eric BESSON, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques
Né au Maroc d’une mère d’origine libanaise et d’un père pilote-instructeur pour l’armée française, qui s’est tué en vol trois mois après sa naissance, il rejoint la France à l’âge de 17 ans. Il fait ses études à l’École supérieure de commerce de Montpellier puis à l’Institut d’études politiques de Paris. Il échoue à l’entrée de l’ENA en 19823 et rejoint alors Renault. Il dirige brièvement la rédaction du journal Challenges puis rejoint le conseil en ressources humaines et la lutte contre l’exclusion (Fondation Face et Fondation Vivendi).
Il commence par travailler dans le secteur privé et est membre du Parti socialiste de 1993 à 2007. Il est maire de Donzère (Drôme) depuis 1995 et député de la deuxième circonscription de la Drôme de 1997 à 2007 (sous l’étiquette du PS jusqu’au 21 février 2007, sans étiquette par la suite).
Mme Valérie LETARD, secrétaire d’Etat auprès du ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, chargée de la solidarité
Fille de l’ancien député européen Francis Decourrière, ancienne adhérente du Parti social-démocrate, assistante sociale de formation, Valérie Létard participe, au début de son activité professionnelle, à la mise en application concrète de nouveaux dispositifs d’action sociale à la mairie de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). De ses débuts, elle garde le goût de la mise en œuvre de projets et du travail en équipe. Du travail social, elle évolue vers le développement social des quartiers et la politique de la ville. Directrice du contrat de ville à Valenciennes, Jean-Louis Borloo lui propose de rejoindre l’équipe municipale comme adjointe au maire responsable de la politique de la ville. Elle sera également élue conseillère régionale en 1998 et deviendra vice-présidente de la commission habitat-politique de la ville au Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais jusqu’à son élection au Sénat en septembre 2001.
M. Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, chargé des transports
Ancien élève de l’Institut d’études politiques de Paris, il en sort lauréat de la section service public. Il exerce l’activité de conseiller en entreprises de 1986 à 1993. Depuis 2000, il est aussi maître de conférence à l’IEP de Paris. Auparavant il était chargé de mission au ministère de l’Intérieur de 1976 à 1978, conseiller technique au ministère de la jeunesse de 1978 à 1979, secrétaire général de l’Office québécois pour la jeunesse de 1979 à 1982, attaché à la direction commerciale de la SNCF de 1982 à 1983, directeur des relations extérieures de l’École supérieure de commerce de Paris de 1984 à 1986.
Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, chargée de l’écologie
Nathalie Kosciusko-Morizet est issue d’une vieille famille politique française. Descendant de la famille du patriote polonais Tadeusz Kosciusko, elle est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet et de Bénédicte Treuille, enseignante. Elle est également la petite fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste de la première heure et ambassadeur de France, et l’arrière-petite-fille d’André Morizet, sénateur-maire SFIO de Boulogne-Billancourt.
Par ailleurs, elle est la sœur de Pierre Kosciusko-Morizet, P.-D.G. de Priceminister.
Sa scolarité se passe au lycée de Sèvres, au lycée Daniélou de Rueil-Malmaison puis au lycée Louis-le-Grand à Paris.
Polytechnicienne (promotion 1992), elle a choisi la biologie comme spécialité et est aussi ingénieur de l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), et membre du corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts.
De 1997 à 1999, elle est agent contractuel, détachée à la direction de la prévision au ministère de l’économie, des finances et de l’industrie.
Elle est ensuite conseiller commercial, responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures (Dree) au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie de 1999 à 2001 avant de devenir chargée de mission auprès du directeur de la stratégie d’Alstom. A partir de mai 2002, elle entre au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique pour l’écologie et le développement durable.
Le 19 juillet 2002, elle prend le siège de député de l’Essonne en remplacement de Pierre-André Wiltzer, nommé membre du gouvernement. Elle est alors la benjamine de l’Assemblée nationale.
M. Christian ESTROSI, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, chargé de l’outre-mer
Christian Estrosi est un homme politique français, né le 1er juillet 1955 à Nice (Alpes-Maritimes). Il est Président du conseil général des Alpes-Maritimes et Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer auprès du Ministère de l’Intérieur dans le gouvernement François Fillon II. Il est marié à Dominique Estrosi et est père de deux filles.
Il a d’abord été pilote de Grand Prix motocycliste, avant de commencer une carrière politique.
M. André SANTINI, secrétaire d’Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, chargé de la fonction publique
André Santini est un homme politique français, né le 20 octobre 1940 à Paris. Il est le frère de Dominique Santini.
Dominique Santini est le frère d’André Santini, député-maire d’Issy-les-Moulineaux. Homme d’affaires, il a travaillé pour la Compagnie générale des eaux-Vivendi, la société de travaux public Thinet (voir Affaire Thinet) et fut administrateur de BAII gestion.
BAII gestion, organisme de placement en valeurs mobilières, est une filiale de la BAII (Banque Arabe Internationale d’Investissement, organe de recyclage des pétrodollars lié à la sulfureuse banque arabe BCCI. En effet, un des actionnaires de la BAII fut la First Arabian Corp, que les autorités américaines ont désigné comme un paravent de la BCCI.
Dominique Santini est également un ancien directeur de l’immobilier à la Compagnie générale des eaux (devenue Vivendi Environnement puis Veolia).
M. Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération et de la francophonie
Jean-Marie Bockel (né le 22 juin 1950 à Strasbourg en Alsace) est un avocat et un homme politique français, membre du parti socialiste jusqu’à sa nomination au gouvernement en 2007. Il a été secrétaire d’État auprès du ministre du commerce entre 1984 et 1986 dans le gouvernement de Laurent Fabius, puis a été élu maire de Mulhouse en 1989, et sénateur du Haut-Rhin en 2004. Il est actuellement secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon (2) depuis sa nomination le 19 juin 2007.
M. Hervé NOVELLI, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, chargé des entreprises et du commerce extérieur
Hervé Novelli est, depuis 1982, PDG d’une PME de vingt salariés spécialisée dans la fabrication de prothèses et orthèses à Richelieu (Indre-et-Loire).
Il sera successivement chargé de mission pour la Chambre Syndicale de la Sidérurgie Française, puis conseiller du président de cette chambre. Son expérience lui vaut des missions dans le domaine de l’emploi, de la formation professionnelle et de la protection sociale.
Il a également occupé les fonctions de banquier d’affaires au sein de Drexel, Burnham, Lambert.
Il commença par militer à l’extrême droite : Fédération des étudiants nationalistes (1962/1964), Occident (1964/1968), puis Ordre nouveau (1969/1973), le Front national (1973/1974) et enfin le Parti des forces nouvelles (1974/1981). Avec d’autres cadres du PFN, il rejoint le Centre national des indépendants et paysans au début des années 1980, puis l’UDF.
Il fut le chef de cabinet d’Alain Madelin (son ancien compagnon d’Occident) au ministère de l’Industrie, des PTT et du Tourisme, entre 1986 et 1988. Après la défaite de la droite aux élections de 1988, ils fondent ensemble l’Institut Euro 92, qui a pour vocation de préparer l’entrée des entreprises françaises dans le Marché unique européen dont Hervé Novelli deviendra le secrétaire général.
Mme Fadela AMARA, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du logement et de la ville, chargée de la politique de la ville
De son vrai nom Fatiha Amara, elle est née en 1964 en France à Clermont-Ferrand. Elle est issue d’une famille algérienne (kabyle)de onze enfants, elle a quatre sœurs et six frères. Son père était un ouvrier en bâtiment la semaine, et il travaillait sur les marchés le week-end. Sa mère était femme au foyer.
Se destinant à des études de lettres, elle est finalement orientée vers un CAP d’employée de bureau. En 1978, à l’âge de 14 ans Fadela Amara assiste au drame qui va changer sa vie. Son frère Malik est renversé par une voiture. Il décède quelques heures plus tard. Elle dit avoir été bouleversée par l’attitudedes policiers, qui auraient défendu le chauffard sur les lieux même de l’accident[réf. nécessaire].
Elle participe ainsi à la première marche civique à Clermont-Ferrand pour l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Dès 16 ans quand la mairie de Clermont-Ferrand décide de raser entièrement son quartier, elle décide de faire du porte-à-porte pour en obtenir la réhabilitation.
Elle participe en 1983 à la marche des beurs et elle milite à SOS Racisme à partir de 1986. Elle est élue en 2000 présidente de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP).
En 1989 elle met en place la « Commission femmes » dont le principal objectif était de faire un état des lieux sur les femmes des quartiers et d’entendre les demandes formulées par la population vivant dans les quartiers.
Elle est ensuite élue conseillère municipale du Parti socialiste à Clermont-Ferrand en 2001, mais n’y siègera jamais.
M. Alain MARLEIX, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants
Après le collège Sainte-Barbe à Paris, il passe par l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), et a décroché les diplômes de l´École supérieure de journalisme (ESJ) et d´études supérieures (DES) de sciences politiques.
D’abord journaliste parlementaire, chef du service politique du quotidien La Nation (1968-76), Conseiller auprès de Charles Pasqua (ministre de l´Intérieur) (1986), puis parlementaire européen (liste l´Union UDF-RPR) (1989-93) ; il fut élu conseiller général du canton de Massiac (1988) et vice-président du Conseil général, élu le 21 mars 1993 député RPR du Cantal, réélu le 25 mai 1997, maire de Massiac (depuis 1995), Juge titulaire à la Haute cour de justice.
Alain Marleix est l’un des meilleurs connaisseurs de la carte électorale française au sein du parti. Jacques Chirac lui aurait ainsi confié plusieurs missions, pour la plupart officieuses, visant à soutenir l’implantation de candidats dans les régions ou encore à favoriser le recueil de signatures auprès des maires ruraux au profit de candidats à l’élection présidentielle (comme pour Bruno Mégret en 2002, dont la candidature devait limiter le score de Jean-Marie Le Pen au profit de Jacques Chirac in ‘Le Sacre, le roman d’un président’ de N. Domenach et Maurice Szafran, éd. Plon - mars 2003).
Son épouse, Evelyne Marleix, est maire de Molompize qui se trouve à sept kilomètres de Massiac. L’un de ses fils, Olivier Marleix, est membre du cabinet de ministre Brice Hortefeux de 2005 à 2007.
Mme Rama YADE, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargée des affaires étrangères et des droits de l’Homme
Son père, professeur d’histoire, diplomate et conseiller de Léopold Sédar Senghor, la sensibilise à la politique dès son plus jeune âge. Sa mère est également professeur et la famille est de religion musulmane.
Elle vit à Dakar jusqu’à l’âge de 8 ans. En 1987, la famille de Rama Yade quitte le pays pour la France.
Après le départ de son père, elle est élevée par sa mère avec ses 3 frères et soeurs dans une cité modeste de Colombes dans les Hauts-de-Seine.
En 1994, elle passe son baccalauréat à Colombes (92).
Diplômée en 2000 de l’Institut d’études politiques de Paris, elle entre par concours au Sénat comme administratrice en 2002.
Après avoir travaillé pour la commission des affaires sociales du Sénat où elle a été en charge de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’Outre-Mer, elle est détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach, à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l’année 2005, où elle devient directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication.
En 2006, elle réintègre les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales où elle est en charge des aspects sociaux de la décentralisation.
M. Luc CHATEL, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, chargé de la consommation et du tourisme
Luc-Marie Chatel, homme politique français, né le 15 août 1964 à Bethesda (Maryland, États-Unis).
Diplômé de la Sorbonne en marketing en 1988, il intègre le groupe international de cosmétique l’Oréal. Après un parcours engagé dans le marketing puis les ressources humaines, il se réoriente progressivement vers la politique. Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription de la Haute-Marne (1re). Il fait partie du groupe UMP.
M. Martin HIRSCH, haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux solidarités actives contre la pauvreté
Martin Hirsch, né le 6 décembre 1963 à Suresnes (France), fils de Bernard Hirsch, ancien directeur de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, et petit-fils d’Etienne Hirsch, ancien commissaire au Plan.
Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (promotion 1983 S) et titulaire d’un DEA de neurobiologie, Hirsch se reconvertit dans l’administration en choisissant, au sortir de l’École nationale d’administration (promotion Jean Monnet (1990)).
Nommé auditeur au Conseil d’État en 1988, promu maître des requêtes en 1993, il est alors conseiller juridique à la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) (1990-1992) puis au ministère de la Santé et de l’Action humanitaire (1992-1993).
Il est ensuite secrétaire général adjoint du Conseil d’Etat (1993-1995), puis revient à sa première orientation en prenant la direction de l’AGEPS, la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, à l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (1995).
En 1997, il entre en politique en devenant directeur du cabinet de Bernard Kouchner au secrétariat d’Etat à la Santé et à l’action sociale, et conseiller chargé de la santé au cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la solidarité.
Deux ans plus tard, il est directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), fonction qu’il assume jusqu’en 2005, ne souhaite pas le renouvellement de son mandat. A cette date, il réintègre le Conseil d’Etat et devient conseiller d’Etat en 2006.
M. Bernard LAPORTE sera nommé secrétaire d’Etat chargé de la jeunesse et des sports auprès de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports à la fin d’octobre, après la Coupe du monde de rugby
Il est né le 1er juillet 1964 à Rodez (Aveyron). Il a commencé sa carrière comme joueur à Gaillac. En 1984, il rejoint Bègles-Bordeaux où il remporte le titre de champion de France en 1991 au poste de demi de mêlée.
Entre 1993 et 1995, il fait ses classes en tant qu’entraîneur-joueur au Stade bordelais Université Club. Il prend ensuite les rênes du Stade français en tant qu’entraîneur en mai 1995. Il fait monter le club du Groupe B à l’élite en deux ans. En 1998, il remporte le championnat de France de Rugby et amène le Stade français en demi-finale européenne. En 1999, il remporte la Coupe de France.
À l’automne 1999, il commente les matches de la coupe du monde au Pays de Galles sur TF1 avec Christian Jeanpierre.
Puis il est nommé sélectionneur de l’équipe de France après cette coupe du monde. Il réalise le grand chelem dans le Tournoi des six nations (qu’il gagne également en 2006 et 2007), à deux reprises en 2002 et 2004 et est demi-finaliste de la coupe du monde 2003. Personnalité très charismatique, il fait le bonheur des humoristes, particulièrement des Guignols de l’info et de l’imitateur Nicolas Canteloup.
Il a annoncé en mai 2006, qu’après la Coupe du Monde de 2007 en France il quitterait son poste d’entraîneur pour se consacrer pleinement à ses affaires (il possède ainsi actuellement deux campings à Arcachon).